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ALASKA (3) - Découverte de la faune

 
"A perte de vue l’on ne voit que la toundra, avec les lichens variant du vert le plus clair au vert le plus soutenu. Une tâche de couleur ? Ce sont des arbustes que l’automne qui s’annonce fait rougir ou jaunir."

 

 
Après 4 jours passés sur place, nous plions le camp pour nous rendre sur un autre endroit, également près d’un lac et d’une rivière mais avec un environnement différent. Le survol de la toundra en hydravion est grisant, nous ne volons pas très haut et nous distinguons chaque cours d’eau, chaque étendue d’eau.
 
 
A perte de vue l’on ne voit que la toundra, avec les lichens variant du vert le plus clair au vert le plus soutenu. Une tâche de couleur ? Ce sont des arbustes que l’automne qui s’annonce fait rougir ou jaunir. Parfois un hydravion posé sur un lac signale les pêcheurs qui passeront la journée à traquer le King, ce grand saumon argenté que tout pêcheur rêve de prendre. Il sera remis à l’eau, ici, seule la pêche sportive est autorisée.
Nous nous posons - façon de parler - à l’extrémité d’un immense lac. A cet instant l’autre bout de celui-ci est noyé dans un énorme nuage d’orage.  Nous montons le camp sur la grève, une vingtaine de mètres en retrait de la rive. Nous relevons des empreintes récentes d’ours le long de la rive du lac. Ici aussi ils sont là.
 
Nous partons en reconnaissance vers l’embouchure de la rivière, nous ne voyons rien. Pas d’ours, pas de saumons. Enfin, je devrais dire, pas de saumons, en conséquence pas d’ours. Nous remontons le cours d’eau, nous marchons sur un sentier en surplomb, aussi loin que nous pouvons voir, point d’ours. Où plutôt si, un là-bas, isolé, en plein milieu de la toundra, il broute, mangeant des baies et des feuilles.
Nous comprenons rapidement ce qui se passe, le niveau de l’eau est trop bas, les saumons sont bloqués en aval et ne peuvent pas continuer à remonter la rivière. Ce faisant, les ours délaissent celle-ci et en attendant que les saumons arrivent, continuent à se nourrir de racines, de baies et de petits animaux. La situation est inédite mais également plus dangereuse pour nous. Lorsqu’il y a abondance de nourriture en un point, les ours se désintéressent de nous. Dans le cas présent, ils sont plus éparpillés dans la nature, nous devrons redoubler de prudence afin de ne pas en déranger un par inadvertance.
 
Il n’y a pas que des ours ici, la gente ailée est également bien représentée mais difficile à observer. Il faut parfois un peu de chance, ce matin un vol de lagopèdes s’est posé près de l’espèce de mare située à une centaine de mètre du camp. C’est un matin bien brumeux, la lumière n’est pas encore là lorsque nous approchons des oiseaux. Il suffit d’attendre que