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ALASKA (4) - Découverte de la faune

 
"Nous allons nous installer pour 3 nuits au camp de Salvage River, c’est le camping acceptant des camping-cars le plus éloigné à l’intérieur du parc... Ici l’observation de la faune se fait à partir des bus qui sillonnent à intervalle régulier la route du parc ou bien à pied."

 

 
Notre voyage ne s’arrête pas là. Il nous reste une semaine à passer en Alaska, et après une journée dédiée à un peu de shopping et au repos, nous allons chercher notre camping-car près de l’aéroport. C’est un gentil monstre de près 7 m de long : pour deux, nous serons au large.
 
 
Ce n’est pas plus mal. Direction le supermarché du coin. Les courses, c’est important: nous allons passer 6 jours dans le parc national de Denali à près de 400 km de là ; et une fois stationnés dans le parc, il n’est plus question de faire du ravitaillement. Plein de gasoil, plein de propane pour la cuisson et pour le frigo/congélateur et jerrican d’eau pour ne pas entamer la réserve d’eau dédiée à la douche. Malgré tous nos efforts, nous serons obligés de nous arrêter aux trois-quarts du chemin pour passer la nuit. Il fait très beau, au détour d’un virage nous apercevons le magnifique massif du McKinley (6194 m). Un peu plus loin nous aurons l’occasion de nous arrêter pour le contempler de bien plus près. Impressionnant.
 
 
Notre première nuit dans le camping-car demande de l’adaptation. Il faut que nous trouvions nos marques, ce n’est pas si évident que cela une première fois.
Départ pour le Dénali, il pleut à nouveau. La route s’élève un peu, les arbres commencent à prendre les couleurs chaudes de l’automne. Nous allons nous installer pour 3 nuits au camp de Salvage River. C’est le camping acceptant des camping-cars le plus éloigné à l’intérieur du parc, puis nous reviendrons près de l’entrée pour passer 2 autres nuits. La circulation est réglementée à l’intérieur du parc. Seuls les bus peuvent y circuler à partir d’un certain point (15 miles à partir de l’entrée), exceptions faite des personnes qui, comme nous, ont un Pass qui va leur permettre de rejoindre leur point de stationnement plus à l’intérieur du parc. Sachant qu’après, nous ne pourrons plus utiliser notre véhicule jusqu’au jour où nous devrons repartir vers l’entrée, d’où l’importance de ne rien oublier au moment de faire les courses.
 
Ici l’observation de la faune se fait à partir des bus (qui sillonnent à intervalle régulier la route du parc) ou bien à pied. Soit en restant le long de la route ou bien en s’enfonçant dans la toundra. Sachant qu’il n’y a pas de chemins tracés au Dénali, seules les sentes créées par les animaux offrent un semblant de cheminement à travers les plaines, collines et escarpement montagneux. Nous ferons un long périple pour aller jusqu’au Wonder Lake, à l’extrémité du parc. Le temps n’est pas fameux et la vue sur le McKinley est brouillée.
Ce n’est pas grave : nous aurons vu un loup, des ours et des aigles chemin faisant. Et une chouette épervière en pique niquant près de Wonder Lake.
 
Paradoxalement c’est ici que nous marcherons le plus. Une fois le long d’une rivière aux multiples ramifications, une autre fois dans la toundra multicolore. Le temps s’améliore et le soleil fait de timides apparitions. Les 3 nuits sont bien vite passées, nous bougeons pour regagner un camp près de l’entrée du parc. Il a l’avantage de se trouver dans la zone où la circulation est ouverte. Cela nous permettra de « patrouiller » avec le camping-car tôt le matin et tard le soir pour observer des animaux, la zone est réputée pour l’observation des orignaux ou élans.
L’élan ou Alces Alces est un des plus grands herbivores de l’hémisphère nord, et la sous-espèce que l’on trouve en Alaska est la plus grande d’entre elles. Nous ne serons pas déçus. Nous verrons les plus beaux spécimens du parc se déplacer dans la toundra et la nuit venue, un combat de deux d’entre-eux.
 
 
Les couleurs du Dénali en ce début de septembre sont époustouflantes. Les jaunes des bouleaux se disputent aux rouges des arbustes qui parsèment la toundra, les sapins apportant ça et là des touches de vert foncé, les lichens de la toundra variant de l’ocre au vert le plus pâle. La symphonie des couleurs de l’automne est un régal pour les yeux.
 
 
Il est temps de quitter le Mc Kinley et le parc de Dénali. La route est longue, mais cette fois-ci nous pourrons la faire d’une traite : pas de courses à faire, juste le nettoyage du camping-car avant de le rendre le lendemain matin. A retour,  nous croisons beaucoup de monde dans l’autre sens, nous sommes à la veille d’un week-end de 3 jours pour les Américains. Les Alaskans en profitent pour se mettre au vert, il faut dire que le temps est beau et il est prévu que cela se maintienne au moins la semaine. Le paysage est magnifique sous le soleil de cette sorte d’été indien avant l’heure.

Les bagages sont prêts : dans moins de deux heures, nous serons à l’enregistrement pour le vol qui nous ramènera d’Anchorage à Frankfort, puis vers Paris. Dans l’avion, nous verrons le soleil se coucher puis se lever de nouveau, la trajectoire de celui-ci est telle que nous passons à proximité du cercle arctique, ceci expliquant cela. Il fait beau à Frankfort. Nous redécollons pour Paris. Vol sans histoire. Tout ici paraît bien terne mais aussi bien verdoyant après avoir vu les couleurs de feu de l’automne nord américain.