> Accueil

* ALBANIE - Par monts et par eaux

5H. du matin.
Le jour point à peine. Quelques personnes attendent au bord de l’eau du lac de Koman…une vague jetée, un estancot pour boire un café et du raki…Et puis le soleil se lève et passe par-dessus la montagne, offrant une lumière et des reflets étonnants sur le lac…une symétrie parfaite, presque une carte postale.

Ici, on est au bout de la route, presque au bout du monde et pourtant si près de l’Europe. Quelques locaux sont là, quelques touristes aussi…
Le « bus » arrive, presque à l’heure annoncée. Enfin, le bus greffé sur un bateau !

La passerelle, bancale et branlante à souhait, s’abaisse et nous pouvons monter à bord. Les sacs et bagages s’empilent à l’avant et les passagers s’installent  à l’intérieur…à cette heure matinale, il fait encore frais.
Le  chauffeur est au volant, le 2ème chauffeur sur la banquette arrière dort encore…
Le lac, artificiel est très étroit, tout en  longueur mais permet de rejoindre au plus vite la route pour Tirana, la capitale.
Nous sommes ici en Albanie, aux portes de l’Europe mais si loin pourtant. Et ici, nous faisons une « découverte » improbable, comme cela survient parfois en voyage. L’Albanie, un pays mystérieux s’il en est. Du temps de la dictature communiste d’Enver Hodja nous ne savions que peu de ce chose de ce petit pays des Balkans. Aujourd’hui, bien que le pays soit ouvert, nous n’en savons que peu de choses encore… hormis quelques clichés, la mafia – les trafics divers et variés – les réfugiés…Et pourtant, de très belles montagnes, un peuple accueillant et chaleureux…
L’Albanie est un pays de montagnes, complexe avec un réseau routier difficile et compliqué. Au cœur du pays, plusieurs barrages assurent les ressources en eau et ont ainsi créé de très longs lacs.
Et sur ces lacs, s’est mis en place un réseau  de navigation tout à fait original et basique. Un système de bus « aquatique », je n’ose utiliser le terme de ferry tant la réalité est loin de l’image et de la réalité du ferry, tel que nous le connaissons en France !
La traversée du lac de Koman dure à peu près 5h. Tout au long de la traversée, des passagers montent et descendent.  Mais pour autant, pas d’arrêt véritablement matérialisé. Quelques maisons dans la pente, un champ de maïs, une vigne, quelques pruniers pour  le raki…et pas de route. Le seul  lien avec la « ville » et la civilisation est le ferry.
 Ici, ce sont 2 femmes qui vont à la ville au marché. Plus loin, le chauffeur donne des provisions commandées à un adolescent qui attend sur la rive. Et puis, un homme qui va au marché avec un mouton, 2 jeunes filles qui rejoignent leur école ou lycée, une femme avec on bébé  qui revient d’avoir visité sa famille et rentre à la ville…
Bref, toute une vie, une activité qui fonctionne autour