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ARGENTINE - Immersion chez les Gauchos

Traduction de la vidéo :

"Un gaucho fait dans la ferme toutes les choses du terrain : guérir un animal dans le domaine, faire naître un poulain, ... non, mille choses en fait.
Je n'ai pas l'équipement complet là, mais normalement ce sont des bottes, là ce sont des sandales, pantalon typique, ceinture pour faire glisser mon couteau, chemise, foulard, un chapeau ou un béret comme aujourd'hui, car il y a beaucoup de vent...
Ah ! sans oublier le couteau que je le transporte toute la journée si je dois couper quelque chose dans le domaine !"
 
 
La Pampa est une plaine fertile, recouverte d'herbe et dépourvue de forêts qui couvre une zone de près de 750 000 km² incluant les provinces argentines de Buenos Aires, La Pampa, Santa Fe, Córdoba, l'Uruguay et le Rio Grande do Sul au Brésil.
Cette région est l'une des destinations de notre voyage. Pourquoi cet endroit ? Afin de découvrir un mode de vie local dans cette région : celui des gauchos.
Une semaine dans un ranch ou "estancia" (Estancia San Eustaquio et le Haras San Andres del Moro, entre Necochea et Mar del plata) en Argentine avec les gauchos nous a permis de découvrir cette coutume locale.
 
 
Aujourd´hui, ces hommes, parfois aidés de leurs enfants (pas d'âge pour monter à cheval ici !) sont les éléments moteurs de l'exploitation d'une estancia.
Mais pendant des siècles, les gauchos étaient le symbole de la liberté. Les gauchos n’eurent pas toujours une très bonne réputation. Au 17° siècle, ils furent plutôt considérés comme des voleurs de chevaux. Les gauchos vivaient librement, faisant principalement de l’élevage de bétail dans les vastes territoires de la Pampa. Mais quand le gouvernement décide de mettre les terres du pays en vente, c’est le début de la fin pour le mode de vie traditionnel des gauchos.
Dans cette vaste entreprise de spéculation sur la terre, la Pampa perd de sa liberté ; le gaucho aussi. Il devient donc de plus en plus au service d'un patron sur des terres cloturées : l'estancia !
 
 
Ces “cow boys” d’Amérique du Sud travaillent le bétail à cheval du Rio Grande del Sur (Brésil) à la Patagonie où la culture gaucha est encore très vivante. Certains s'occupent principalement des chevaux ; d'autres, des vaches (transférer le troupeau d'une parcelle à une autre à cheval). Le but étant de faire courir les vaches afin de rendre leur viande la meilleure du monde ! Le Haras de los Moros dans lequel nous avons passé une semaine extraordinaire, possède des chevaux champions du monde d'endurance.
Leur élevage compte environ une centaine de chevaux.
 
 
La Manga que l'on peut voir sur la vidéo fait également partie de son travail (notamment quand le patron rend visite à son estancia). Malgré ses apparences d'appareil de torture, la manga permet de compter, peser et trier les vaches. Certes, de façon rustique, mais fortement efficace.
 
 
Le gaucho fabrique très souvent lui-même son harnachement, appelé recado, essentiellement à partir de cuir tressé. On le reconnait grâce à son pantalon bouffant (bombicha), sa chemise et sa petite écharpe (lenço).
Coiffé d’un béret ou d’un chapeau de feutre noir ou bordeau, il porte une ceinture de tissu très large (la faja) dans laquelle il glisse dans son dos son couteau (appelé facon, daga ou puñal selon sa taille). Le gaucho ne se sépare jamais de son couteau qui lui sert à tailler le cuir, manger, et éventuellement se défendre. Toujours accompagnés de leur fidèle compagnon, le cheval, vous reconnaîtrez sans peine les mythiques gauchos.
 
 
 
Pour vivre la vie des gauchos dans la Pampa, Marie a utilisé la chemise COLETTE, le pantalon SAPHIR, la veste ALPINE L et le chapeau VENTILATION HAT. Loïc a, lui, utilisé le pantalon FERGUS, la chemise à manches courtes DAWN et la chemise anti moustiques AERO.