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AUSTRALIE - Le Wilson Promontory


Partis de Sydney pour longer la côte sud en direction de Melbourne, le parc national du Wilson Promontory est une étape incontournable de notre route. Parmi la multitude de parcs nationaux que compte l’Australie, « le Prom’ », appelé ainsi affectueusement par les australiens, est aussi le point le plus au sud du pays, autrefois relié à la Tasmanie par une langue de sable.

C’est d’ailleurs une météo digne des latitudes tasmanes qui nous accueille : nuages, vent violent, éclaircies soudaines, suivies d’averses. Qu’à cela ne tienne, devant l’immensité et la splendeur du Prom’, on ne peut qu’être conquis.

La route sinueuse s’enfonce tantôt dans une curieuse forêt aux arbres nus, puis surplombe la côte où les vagues azur s’échouent avec fracas sur les rochers aux rondeurs séduisantes. Tidal River, petit village, centre névralgique au milieu de l’immensité du parc accueille les visiteurs à l’australienne : site aménagé, sentiers balisés, gestion et recyclage des déchets, staff formé et visites de sensibilisation à la faune et à la flore. Il y a ici une petite vie  locale, où tout est organisé pour aménager au mieux certaines parties du parc et préserver le reste du territoire pour la recherche et l’observation.

Au détour d’une de nos ballades à Squeaky Beach, somptueuse plage dont les rochers ont pris une teinte délicieusement orangée, nous apprenons que le Prom’ fut soumis à des inondations en mars 2011.

En une journée il est tombé l’équivalent d’une année de pluie sur Tidal River. Nous rencontrons Mark qui nous en apprend un peu plus sur ces événements. En quelques heures, des trombes d’eau ont rempli le  lit de la rivière Tidal qui longe le site, provoquant un débordement des berges. L’eau est montée et à envahit les bâtiments et les habitations. La montagne s’en est mêlé en laissant échapper des glissement de terrain bloquant la seule route permettant de sortir du parc et un pont s’est écroulé. Partout on sent les séquelles géographiques et physiques de ces inondations, même si tous les efforts ont été fournis pour rouvrir la majorité des aménagements en septembre 2011.

C’est sans doute le choc moral qui se ressent le plus dans les propos de Mark. On sent les gens profondément touchés par l’ampleur du désastre. Lorsqu’on découvre la richesse et la beauté sans nom que nous offre cette nature sauvage hors du commun, on comprend le désarroi ressenti. On prend conscience des enjeux environnementaux qui se cachent derrière ce micro événement et qui touchent bien d’autres paradis cachés de notre fragile planète.