> Accueil

BOLIVIE - La coca dans la culture Andine

 

C’est en arrivant en Bolivie que nous avons découvert  la Coca, son histoire, son utilisation.

 

C’est à La Paz, ville qui se situe à presque  4000 m, que très vite nous avons senti les effets de l’altitude : sensations de vertige, maux de tête, trouble du sommeil…  Pour notre premier petit déjeuné Bolivien, nous avons la possibilité de déguster un « maté de coca », une sorte de thé dont nous ne connaissons rien mais qui possède une propriété toute particulière. Cette boisson chaude composée essentiellement de coca permet de lutter efficacement contre les effets de l’altitude. Notre premier contact avec la coca éveille un peu notre curiosité. Nous nous sommes donc intéressés à cette plante aux vertus multiples, si fréquente dans la culture Andine.

L’utilisation de la coca en Amérique du sud remonte à la préhistoire andine pendant la période post glacière (il y a plus de 4500 ans). Cela fait d’elle l’une des plantes domestique les plus anciennes du nouveau monde.

Pendant la conquête de ce dernier, elle est utilisé par les esclaves leur permettant ainsi de travailler des journées entières sans pause, ni nourriture autre que les feuilles de coca à mastiquer.

La mastication de la coca combinée à un alcalinisant (ex : cendre de banane) permet d’extraire le contenu des aliments et des alcaloïdes sous forme de jus. On place la feuille entre les mâchoires et on n’en retire que la queue. Le jus alors ingéré, anesthésiant légèrement la bouche au passage, produit une légère euphorie, une sensation d’élargissement de la conscience  et une augmentation de l’énergie corporelle.

Dans  la culture andine, la feuille de coca est un bien divin, un médiateur avec Dieu et un lien entre semblable.  Elle est offerte pour étendre et fortifier l’âme, elle est une marque de confiance, un symbole de bonnes intentions.

Dans un cadre un peu moins mystique, sa consommation facilite l’acclimatation à la vie en altitude et permet une meilleure oxygénation de l’organisme.

La médecine y trouva un grand intérêt également, les incas connaissant très bien les propriétés anesthésiantes de la coca, ils l’utilisèrent pour réaliser des actes chirurgicaux tels que la trépanation. La cocaïne a été le premier anesthésique local permettant de rendre plus supportable des opérations qui était jusqu’alors une véritable torture.  

L’Europe va découvrir petit à petit la coca mais surtout son dérivé, la cocaïne, par le biais de divers mécanismes chimiques. La cocaïne deviendra le numéro un de la pharmacologie, ce qui éveillera de grands intérêts économiques aboutissant finalement à la fabrication des dérivés synthétiques et artificiels.

Parallèlement à ces découvertes médicales, un certain Sigmund Freud mènera de 1984 à 1987 des études sur ce produit révolutionnaire et en révèlera les propriétés stimulantes. Espérant lui donner une place dans la psychopharmacologie.

La coca sera utilisée en France dans un vin « Mariani » qui connaitra une renommée mondiale, le pape Léon XIII lui attribuera même une médaille d’or. Ce vin (exporté jusqu’aux Etats-Unis) inspirera un pharmacien d’Atlanta, John Pemerton, qui en 1885 mis au point une boisson appelée French Wine Coca composée de coca, de noix de kola et de damiana et dont le pourcentage élevé en caféine était supérieur au café. La prohibition le contraint à revoir sa formule et mettre au point un nouveau produit, sans alcool cette fois, mais contenant les mêmes propriétés stimulantes. Cette boisson gazeuse, dont nous tairons le nom tant elle est connue, ne contient, aujourd’hui, plus de cocaïne mais continue d’utiliser la feuille de coca pour sa saveur.

Nos vêtements testés :

Femme : Veste RUBY - Doudoune CUSHY HOODY - Polaire LEONA
Homme : Polaire HYBRID SHIRT - Chemisette RAFIKI UV

 

Mots Clés