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BOLIVIE - Les mines d'argent de Potosi

Potosi la plus haute ville du monde (digne de ce nom...)

Son nom vient du queshua Potojsi qui signifie "tonerre". Elle se trouve à une altitude de 4 070 m et comptait environ 164 480 habitants en 2007. Elle est construite au pied du Cerro Rico ("Montagne Riche"), une montagne de minerai d'argent qui domine la ville de ses 4 824 m.


Potosi fut au XVIe et XVIIe siècles la ville la plus peuplée au monde (si l'on prend en compte la population des mines), et est restée la seconde plus belle ville du pays, après Sucre.

Les rues piétonnes, les maisons coloniales aux couleurs vives, les balcons en bois, tout ici montre un riche passé. La cathédrale, située en plein centre-ville, est magnifique. La place principale invite au repos.

Les mines du Cerro Rico sont fortement déconseillées aux personnes claustrophobes ou facilement épuisées par raréfaction de l'oxygène. En raison de l'activité tellurique, la température à l'intérieure atteint allègrement les 30°C.


Nous nous sommes habillés en mineurs afin d'aller découvrir cette activité. A plus de 4 000 m d'altitude, l'air est déjà difficilement respirable... mais dans le fond de la mine, c'est totalement asphyxiant ! Et la température peut atteindre 35°C.

Aujourd'hui, on compte encore 6 000 mineurs autonomes regroupés en coopératives afin de pouvoir exploiter leurs trouvailles.


Comme monnaie d'échange à notre "intrusion" dans leur mine, nous sommes allés sur le marché afin d'acheter de la dynamite (oui oui, de la vraie), des feuilles de coca et des boissons rafraîchissantes... Puis nous sommes partis visiter l'usine de traitement où ils séparent la roche du minerai. La poussière d'argent est ensuite vendue à travers le monde.

Enfin, nous sommes entrés dans la mine avec nos masques et nos frontale. Températures chaudes, poussière (masque chirurgical obligé) et petits tunnels... Tout est là pour nous mettre mal à l'aise.


Nous croisons des mineurs, certains au repos, certains au travail poussant ou tirant des chariots de minerais de plus de 2 tonnes (à 3), d'autres pelletant les gravats, d'autres encore perforant des trous (marteau burin) pour y insérer la dynamite. Le travail est atroce, dans le noir, sans oxygène, parfois seuls pendant des heures...

Un enfant de 12 ans "est là par nécessité" (dixit notre guide, même s'il sait que c'est interdit de nos jours...). Son père est là depuis 30 ans, 6 jours par semaine...

 

Le dépaysement est total. Le moral est bas...

Nous sortons finalement de la mine où nos guides nous préparent une petite démonstration : parfait... pour nous redonner le sourire !