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CONGO - Des enfants, encore et encore

L'épopée africaine de Virgile Charlot : épisode 8

Souvent dépenaillés, ils arborent de larges sourires et s’amusent d’un rien. Ils courent derrières des jouets roulants, poussant de vieilles roues à l’aide de bâtons, fabriquant de petites voitures en bois ou à l’aide de boîte de sardine. Les roues sont invariablement découpées dans de la semelle de chaussure usée à la corde.

 
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Au cœur de la République Démocratique du Congo, il y a peu ou pas de blancs. Et encore moins de blancs qui passent à vélo. Sur mon passage ,je provoque donc des mouvements de foule et les enfants me courent après sur des kilomètres. Ils n’hésitent pas à me pousser et à m’aider.
Parfois ils sautent sur ma remorque et se font transporter le temps d’un voyage extraordinaire de quelques secondes. Je suis obligé de stopper net et de faire les gros yeux…avant que la remorque ne se brise en deux ! Mon vélo et sa remorque étonnent tout le monde. Un vélo à 3 roues… ! Une remorque ! Tiens donc… C’est du jamais vu !

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Ils crient, tournent autour de moi, se rassemblent à quelques centimètres de ma gamelle lorsque je mange…
Poussé à bout par la présence massive et permanente des enfants, je suis parfois obligé de tracer une ligne dans le sable qu’ils ne doivent pas franchir pour que je puisse me reposer. Ils m’observent, rigolent spontanément de mes traces de bronzage, de mon nez tout fin et s’amusent de me voir manger du foufou et des chenilles comme eux.
S’ils me fatiguent dans les moments difficiles, ils sont source d’étonnement et me procurent beaucoup de joie. Tellement de joie…


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