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CUBA - Vinales ou la vallée des Mogotes

Située dans la partie occidentale de Cuba, Viñales est une vallée (et une ville) qui ne ressemble à aucune autre sur l’île.

Une terre rouge et fertile sur laquelle poussent le meilleur café et le tabac le plus réputé du monde.

Viñales ne serait qu’un parc naturel parmi tant d’autres s’il n’abritait pas en son sein une particularité géologique : les Mogotes. Véritables monuments rocheux, les Mogotes se dressent au cœur de la vallée comme les Moais siègent sur l’île de Pâques.  
Phénomène géologique aux avis encore controversés, les Mogotes se révèlent être un microcosme à elles seules. Leurs parois se tapissent d’une flore luxuriante composée de palmiers et de baobabs cubains. Quant au sol qui compose ces excroissances rocheuses, leurs failles et cavités regorgent d’eau de pluie qui s’infiltre depuis des milliers d’années et qui alimente la vie qui s’accroche aux Mogotes.

Lors de l’invasion des conquistadors, les tribus indiennes, qui habitaient la vallée de Viñales, trouvèrent refuge dans les Mogotes en remontant les cours d’eau qui s’échappaient de la roche. Ils purent ainsi se loger et échapper aux massacres des Espagnols. Il reste encore aujourd’hui des vestiges de leur séjour au cœur des Cuevas.

Si les parois des Mogotes sont pour la plupart imprenables, leur base au contraire laisse aux curieux le plaisir de les découvrir jusqu’au plus profond de leurs entrailles. Les accès rares et parfois périlleux offrent néanmoins aux plus téméraires un spectacle des plus inoubliables.
Au prix d’une marche dans le noir le plus complet ou à la bougie d’un guide cubain, on découvre des artères plus ou moins étroites, des stalactites d’une taille comparable aux lustres du Palais des Glaces du château de Versailles. Au fond de ces veines se trouvent les “Cuevas”, véritables piscines naturelles retenant des eaux centenaires.

 

Véritables catalyseurs, les Mogotes distillent leurs sources et leurs richesses minérales dans les terres qui les bordent. Les senteurs et les couleurs qui se dégagent de ce terroir font de la vallée un kaléidoscope naturel. Ainsi, les parfums de mangue, goyave, manioc, ananas, tabac et café s’échappent des parcelles de terre qui composent la vallée.

Le passage des fermiers cubains, derrière leurs buffles et traçant les sillons de leurs plantations au rythme des bêtes, apportent à la vallée un cachet intemporel dont la préservation semble perdurer.


 

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