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DJIBOUTI - Le Lac Assal, un joyau

Le Lac Assal, un des joyaux de Djibouti.

Le lac Assal est un endroit extraordinaire. La lumière, la chaleur, le vent, tout y est disproportionné. Pour accéder au Lac Assal, il faut prendre une route très abîmée qui mène 150m au-dessous du niveau de la mer. Dans ce pays où la chaleur est déjà accablante, ce trajet semble être une descente aux enfers.

Enfin au plus bas, ce paysage magique se dévoile peu à peu. On perçoit d’abord le gris de la route, des pierres, puis le bleu du lac, enfin le blanc de la banquise de sel qui parfois couverte de sable prend des teintes beiges.  En continuant, on aperçoit quelques îlots, quelques concrétions couvertes de sel. L’eau qui touche les bords du lac paraît limpide. Elle couvre la banquise naissante.


La route, devenue piste prend fin… La suite se passera à même le sel. Je m’engage sur la banquise. J’entends le craquement du sel sous les roues, les projections sous la voiture. La croûte de sel est solide, elle tiendra. Je suis les traces existantes puis m’en écarte. Une sensation de liberté m’envahit, sur cette surface immense. Je comprends bien pourquoi on parle de banquise… le froid en moins.
Je sors de la voiture pour m’approcher du rivage. Le vent violent atténue la chaleur pesante. La lumière est écrasante… j’apprécie grandement ma Travel Cap. Le sel craque sous mes pas.

L’eau salée, poussée par le vent vient en vaguelette nourrir les concrétions salines du rivage. C’est bien le blanc qui domine ici. La fine couche d’eau couvrant la banquise sur une grande surface lui fait prendre une teinte turquoise qui disparaît au loin dans un bleu profond.

Je m’engage dans cette eau, légère sensation de fraîcheur. Je n’ai pas vraiment envie de tomber… de peur de me transformer en statue de sel à la sortie. J’ai l’impression de me nourrir de ce lieu. C’est un moment à vivre.
En retournant à la voiture, je peux constater que l’eau s’évaporant a laissé une bonne couche de sel sur mes pieds. Un bon rinçage est nécessaire.
Depuis quelques années, le sel est exploité par des entrepreneurs (on voit rarement des camions ou des engins au travail), mais avec un peu de chance on peut croiser les exploitants les plus anciens, les nomades qui transportent le sel à dos de dromadaires pour en faire le commerce, bien loin de nos vies modernisées.

Il existe quelques lacs salés sur la planète… Je m’étais déjà baigné dans la Mer Morte, curiosité touristique… Mais j’ai découvert au Lac Assal un paysage sauvage, bien plus marquant. Une rencontre avec la planète.

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