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ESPAGNE - La Mer Enfin !

L'épopée africaine de Virgile Charlot : épisode 3

 
La mer, enfin. Que dis-je ! L’océan, cette étendue de reflets dorés qui n’a pour fin que l’horizon.
 
Depuis Cadix, je le longe. Il m’accompagnera jusqu’à Dakar sur près de 3500 kilomètres, tout au long du Maroc et de la Mauritanie, de Tanger à Nouakchott. Tantôt calme, paisible, il se transforme dès que le vent se lève en monstre tonnant qui s’écrase sur la plage avant que le ressac le tire vers le large dans un bruit de roulement orageux. Les couchés de soleil sont toujours d’une magie sans pareille.
 
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En traversant le détroit de Gibraltar, on sent le battement puissant du large dans un filet d’eau ténu qui divague huileusement entre mer et océan. Les bateaux s’y croisent pour transporter marchandises et passager d’un continent à l’autre, d’un monde à l’autre.
 
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La mer est un monde. Le littoral en a ses couleurs. La vie des petits villages est rythmée par le mouvement immuable des marées. Quand les bateaux débarquent sur le port, les cales pleines de poissons, c’est la ruée. Les femmes se massent contre les embarcations. Les enfants suivent, imitent les pêcheurs alors que se négocient dans leur dos de la sardine, du merlan, du lieu noir ou encore du crabe. L’océan offre. A Moulay Bousselham - petit port de pêche situé au sud de Tanger - je découvre une plage magnifique où les pêcheurs viennent lancer leurs hameçons pour attraper de quoi faire une bonne fricassée. Le poisson représente une source essentielle pour s’alimenter sur la côte.

 
A Casablanca, c’est le ciment qui arrête les vagues et les repousse vers le large. Une digue immense (sur laquelle se promènent des milliers de badauds, tous venus voir la puissance du large domptée par le génie humain) permet de s’imprégner d’iode et d’embruns pour oublier un peu les gaz d’échappement, les klaxons et la poussière des ruelles chargées du centre.

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