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FRANCE - Le tour est dans le sac !

Après 8 mois de préparation, nous y voilà… J-3 avant le départ, l’épreuve à la fois tant attendue et tant redoutée face à nous : faire nos sacs à dos.

 

L’esprit est aiguisé, partagé entre un sentiment d’excitation, de curiosité intense et d’inquiétude devant l’inconnu. Le moment est étrange, comme suspendu entre l’avant et l’après. Comment l’expliquer ? Nous avons tellement étudié ce dont nous avions besoin, tellement posé la question essentielle du compromis à faire entre le confort et le poids, arpenté les magasins, essayé, calculé… Au moment de tout mettre dans le sac, l’effet est à la fois émouvant et banal, les gestes sont un peu tremblants et la mine inquiète…

 

Le poids du sac à dos, l’ennemi numéro un du voyageur en autonomie, qui porte sur lui sa maison, son monde, son univers. Première chose essentielle à prendre en compte lorsqu’on  fait sa liste… le poids !

D’abord, le choix du sac à dos lui–même est primordial. Nous avons choisi des sacs spécifiques, d’une marque néo-zélandaise qui optimise le portage par un jeu de contrepoids à l’avant. Ceci assure un grand confort pour les épaules pendant la marche, l’essentiel du poids étant porté sur les hanches.
 

Côté matériel et vêtements, le mieux est de s’orienter vers le léger et robuste, pas toujours compatible il est vrai… Il faut alors faire le choix crucial entre la limite de confort que l’on est prêt à s’accorder et le poids qu’on se sent prêt à porter, sans négliger le poids financier, qui lui, dépend de chacun.
 

Ne souhaitant pas nous engager dans un inventaire à la Prévert, voici tout de même quelques clés pour les futurs voyageurs, futures victimes du « syndrome du sac à dos ».
Côté vêtements, nous avons été conseillé par l’équipe de Schöffel (merci Martine !), donc les choses furent assez simple : une chemise manche longue anti-UV et anti-moustique chacun, une chemise manche courte anti-UV, un tee-shirt respirant et 2 tee-shirt en coton (pour le soir au bivouac), une jupe pour Laure, un pantacourt pour Olivier et chacun un pantalon anti-uv léger et convertible en short.
Pour les temps froids, nous avons chacun un sous vêtement technique manches longues, une polaire « Micro Dynamic » (très fine, donc légère mais aux propriétés chaudes et respirantes vraiment bluffantes !), une softshell, une doudoune primaloft, un  pantalon technique, épais et stretch, bonnet, gants… et la sacro sainte Gore-Tex de tout routard qui se respecte.
 


Côté bivouac, nous sommes partis du principe que notre tente, matelas (autogonflant 3,8cm) et sac de couchage (duvets en plume d’oie) seraient notre maison pendant 12 mois. D’autres n’auraient sans doute pas fait le même choix…
 

Pensant aux futures voyageuses lisant ceci, Laure tient à reprendre l’inventaire à la Prévert (tout compte fait) pour détailler la trousse de toilette : brosse à dents, dentifrice, une brosse qui fait aussi miroir, une pince à épiler (faut pas tout sacrifier), un pot de crème hydratante, et la fameuse « Mooncup », l’amie de la globe trotteuse qui permet d’éviter d’emmener 12 mois de serviettes hygiéniques avec soi !
Last but not least, une fois que l’on a tout étalé sur l’herbe, sur le lit ou dans le salon… Il faut REMPLIR LE SAC… les choses se corsent.
Assez simplement et logiquement, il faut mettre le plus lourd et volumineux au fond du sac et le plus près du dos, pour éviter que le sac se déforme ou qu’il ne vous entraîne vers l’arrière. Le secret est de ne laisser aucun espace vide car cela le déséquilibre et rend le portage désagréable. Le mieux est de rouler les vêtements sur eux-mêmes et de les superposer. Les tee-shirts, sous vêtements peu volumineux, bonnets et gants se glissent dans les espaces vides du sac afin d’optimiser la place (Optimisons ! Optimisons !).

 

 

Voilà…
Les sacs sont faits… mais une fois sur le dos, nous viennent tout de même les questions : n’ai-je rien oublié ? Est ce que ce truc est vraiment utile au fond ? Mais mon bob je l’ai mis dessous ou dessus ?...
 

 

Pour répondre à la question que vous vous posez tous, celui de Laure fait 13 kilos, celui d’Olivier 17 (sic)…

Sentiment d’avoir un pied dans l’avion, un autre dans les étoiles… Sentiment exaltant de la liberté de se déplacer avec l’essentiel sur soi…Sentiment étrange et grisant d’être capable de se détacher des choses matérielles que l’on accumule au quotidien… le mot VOYAGE prend son sens…enfin !