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INDE - Le soleil se lève sur Vârânasî

Vârânasî, un nom qui me fait rêver depuis mon premier séjour en Inde. Je savais qu’un jour j’irais. Plusieurs personnes m’avaient dit de prendre mon temps à Vârânasî, de ne pas en faire une simple étape de voyage : ce lieu mérite que l’on s’y attarde...

L’occasion s’est présentée. J’ai donc décidé d’y passer mes 12 jours de vacances, intégralement.


Vârânasî, haut lieu de l’hindouisme. Mourir à Vârânasî permettrait d’atteindre le moksha, (la libération du cycle des réincarnations). L’eau du Gange est ici plus sainte qu’ailleurs. Des pèlerins arrivent de toute l’Inde pour se tremper dans le fleuve sacré.

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Tous les matins, le même rituel. Le réveil sonne, je me sors tant bien que mal de sous les couvertures et j’enfile ma Travel Soft, indispensable pour affronter la fraîcheur du petit matin. Je descends les marches qui rejoignent le Gange et me dirige tantôt vers le nord, tantôt vers le sud. Il m’arrive aussi de me poser là, juste en dessous de ma chambre et de rester comme un témoin des scènes qui s’y déroulent.

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Le ciel gris brumeux devient rosé, de plus en plus lumineux. Le Gange, lisse, à peine troublé par quelques brises, renvoie cette lumière rose. Sur l’autre rive commence à apparaître le disque orange foncé. Il grossit, créant sur le Gange un long trait lumineux qui vient mourir à mes pieds, au bord de l’eau. Les bateaux passent, les oiseaux volent, on entend au loin des mantras répétés inlassablement.

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Devant moi, des gens se baignent, entièrement. Ils s’avancent dans le fleuve, ils ont pied. Ils se baissent jusqu’à disparaître un instant sous la surface, troublant la quiétude de l’eau de quelques cercles croissants. La manœuvre est répétée plusieurs fois. Certains emplissent une petite coupelle et versent l’eau lentement dans le Gange. D’autres déposent une bougie ornée de pétales de fleurs roses et jaunes. Certains marmonnent quelques prières, transis de froid. Puis l’on se change, on boit un thé pour se réchauffer.

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L’autre rive - un no man’s land complètement recouvert à la mousson - est aussi un lieu magique. Parmi les premiers à m’y  rendre ce matin-là, je peux observer le débarquement de bateaux surchargés de pèlerins venant de toute l’Inde. Ils font ,les uns après les autres ,leurs bains rituels alors que la brume se dissipe laissant apparaitre Vârânasî et ses ghâts. Il fait froid, très froid. Plusieurs thés me réchauffent les mains et le corps. J’admire ces hindous se baignant dans cette eau pas plus chaude qu’un torrent de montagne. Puis le soleil petit à petit m’enrobe de sa chaleur. Il doit être environ 8h00, la journée est déjà réussie, pleine d’images incroyables et inoubliables... et c’est tous les jours ainsi.

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