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** INDE - Un Kun sinon rien

 
Depuis plus de 30 ans maintenant que je promène mes chaussures et mes crampons dans cette partie de l’Himalaya…cela devait forcément et inévitablement arriver. 
Elle était écrite quelque part cette aventure de l’été 2016.
Le projet a muri sans que je m’en aperçoive et puis un jour, il s’est imposé de lui-même, avec évidence – avec force et non négociable.
Début juillet 2016, nous débarquons donc à 3 – Jean Louis, Vincent et moi - à Leh, Ladakh muni chacun de 2 gros sacs de voyage. Au dessus de la ville, nous retrouvons le Stok Kangri et ses 6150 m, sommet que nous avons skié en avril il y a quelques années de cela.
Cette fois, c’est une autre histoire qui s’annonce, 1000 m. plus haut et surtout bien plus technique. Nous sommes ici pour gravir le Kun, à 7070 m à l’entrée de la vallée du Zanskar.
 
 
Le Kun et son frère jumeau le Nun, les 2 sommets de 7 000 du Zanskar…Sommets que le voyageur en route ou du retour du Zanskar, peut découvrir depuis la piste de Kargil, 2 pointes enneigées qui jaillissent vers le ciel au centre d’un écrin de glaciers majestueux et de séracs suspendus.
 
 
Nous avons choisi de gravir le Kun à 7070 m.
Nous choisissons de rejoindre Rangdum et Shaffat, point de départ de la marche d’approche, à pied, par un trek de 3 jours, histoire de commencer à nous acclimater à l’altitude.
Au départ du village de Kanji, nous franchissons donc le Kanji La à 5250 m pour rejoindre Shaffat. Notre caravane se compose de 8 personnes – Gombo le guide, le cuisinier, les aides et les muletiers. Cette saison, nous sommes les premiers à franchir ce col, réputé difficile et tous sont inquiets sur la quantité de neige et les névés. Pour cette raison, nous avons pour porter le matériel 3 yacks – capables de faire la trace dans la neige – et 3 chevaux, accompagnés d’un poulain !
 
 
Le col passera sans encombre ; nous prenons le temps d’accrocher un drapeau de prières – Kiki soso la ghyarlo – et plongeons dans la descente.
Quelques jours plus tard, nous retrouvons le reste de l’équipe et le staff à Shaffat, lieu de départ de la marche d’approche. Nous retrouvons aussi avec surprise et grand plaisir Mingma sherpa, qui était déjà avec nous il y a 4 ans au Saser 4 dans la vallée voisine de la Nubra. Heureux, le « gaillard » nous apprend qu’il a gravi 2 fois l’Everest en 20 jours ce printemps…un véritable phénomène qui arbore toujours un sourire éclatant !
C’est d’ailleurs ainsi que nous ferons la différence entre « smiling Mingma » et les 2 autres Mingma – 2 jumeaux – eux aussi « summiters » à l’Everest ce printemps par 2 versants différents mais qui se sont retrouvés au sommet