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INDONESIE : Sulawesi mon amour !

Le hasard d’une rencontre à Tarakan, une île du Kalimantan à Bornéo côté Indonésie, nous a mené loin, très loin, des sentiers battus et rebattus par les agences de tourisme. Nous avons rencontré Heyri, un vieux guide avec qui nous sommes devenus amis. Il nous a conseillé d’aller faire un tour dans la région de Palu, son fief natal, peu connu, mais splendide parait-il ! Son fils Nicko y est, il pourra nous donner des tuyaux sur le coin. Ni une ni deux, nous y allons.

Oh, pas à toute vitesse, en prenant le chemin le plus absurde possible, bien sûr !

D’abord, nous sommes partis, en bateau pour une longue traversée de deux jours et trois nuits, dans des conditions de confort plus que rudimentaires, pour rejoindre le Sulawesi. Nous avons débarqué à Paré-paré, jolie petite ville portuaire, colorée et paisible, où nous avons pris plusieurs douches bien méritées.

Puis une autre rencontre autour d’un verre nous a orienté vers Tana Toraja (Tator pour les intimes) la région des Torajans. A cinq heures de route de là.

Région splendide, humide surtout il faut dire que nous y étions pendant la saison des pluies : ce qui nous a permis de tester les survestes Trail Jacket pour Claire et Keagan pour Aurel, mais nous y reviendrons dans un prochain épisode.

 

Région accueillante également car nous nous sommes involontairement retrouvés invités à un rituel funéraire dans un petit village, au sommet des montagnes. Involontairement car les touristes peuvent y participer, moyennant finance. Nous, nous passions seulement dans ce village en quête d’un déjeuner, et la famille nous à conviés, à un festin !

Pour que vous compreniez tout, les Torajan sont les membres d’une tribu primitive christianisés par les Hollandais au début du siècle dernier et qui considèrent que la vie sur Terre est une étape de la vie des Dieux, montés ou descendus sur Terre pour y mettre de l’ordre. Et quand un Torajan meurt, cela donne lieu à une sacrée fête ! Car avant de mettre le cercueil dans un trou, non pas en terre, mais dans une roche (grotte, falaise, ou autre, mais en pierre) il y a une grosse fiesta.

 

La mort ici est plus "drôle" qu’ailleurs, vu que le défunt rentre chez lui et c’est l'occasion d'une fête.

Le rituel se fait sur plusieurs jours. Il y a de la nourriture à foison, tout le village participe, on tue des cochons.

Puis on