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INDONESIE : Sulawesi mon amour !

sacrifie des buffles (vous savez, ces énormes bêtes que l’on voit sur toutes les photos d’Asie). Puis on rit, certains pleurent, on danse en faisant des humhumhum avec la bouche, on boit du sang de buffle dans des tubes en bambous et recueilli par les enfants lors du sacrifice, on assiste à des combats de buffles épargnés par le sacrifice.

Bref, une sacrée bombance !!

Ce fut perturbant pour nous les premiers instants, mais finalement, grâce à l’accueil chaleureux de tout le monde, de l’ambiance détendue, nous nous sommes intégrés facilement et avons même ri avec les autres quand le cercueil est arrivé, porté par huit gaillards, feignant d’être saouls, titubants et hilares, évitant de peu le fossé…

… où le défunt à fini sa vie dans un accident de voiture.

On peut être joyeux face à la mort, les Torajan le sont.

 

Puis nous avons repris la route pour le nord au matin et après vingt-quatre heures de bus - et deux éboulements de route pour cause de pluies torrentielles - nous arrivons à Palu, dans le Sulawesi central. Autre ambiance, autre décor.

Nous avons été intégrés à une famille modeste, au cœur d’un petit village de deux mille personnes. Sans compter les enfants. La famille est celle de Mister Dullah qui travaille pour Nicko. Mister Dullah est le second d’une famille de onze enfants. Il a presque quarante ans et comme il n’est pas marié, habite avec ses parents, un frère et trois de ses sœurs... Qui ont eu la gentillesse de nous laisser une chambre, rien que pour nous. Et un scooter pour nos déplacements.

Gentillesse : c’est le mot qui caractérisera le mieux ces quelques jours en immersion dans cette famille, ce village. Gentillesse et simplicité.

Certes, la communication ne fut pas toujours simple, notre Indonésien étant limité (d’autant qu’ils parlaient l’un des nombreux dialectes que compte l’Indonésie : officiellement 1.400.000) et que leur anglais se limitait à : yes, no et good. Mais les sourires et la gestuelle ont bien aidé. Nicko aussi d’ailleurs, ayant étudié en Australie, il nous servit d’interprète à plusieurs reprises.

Maintenant, qui est Nicko, à part le fils d’Heyri, vieux guide polygame avec un cœur d’or ?

Nicko est parti en Australie y faire un Master en business, puis à son retour a travaillé pour la chambre de commerce Indonésienne, a conseillé des ambassades étrangères pour l’implantation d’entreprises dans son pays. Et, après dix ans à côtoyer les dirigeants économiques de son pays, il a tout plaqué. Lassé par le système où la corruption règne, où les abus de pouvoir sont légion et où surtout, le peuple Indonésien n’est considéré que comme de la main d’œuvre