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* IRAN - Du ski chez les Ayatollahs

L’Iran délirant ou du ski chez les Ayatollahs.


On parle beaucoup de ce pays, de son nucléaire, de l’embargo, des prises d’otages d’américains il y a bien longtemps. On parle beaucoup de l’état islamique dirigé par les mollahs, de ses femmes voilées mais connait-on l’Iran et son peuple ? S’il existait un classement pour l’accueil, les Iraniens arriveraient sur les plus hautes marches du podium. Et que dire de ses chaines de montagne immenses ?  Au nord le massif de l’Alborz ou Alburz qui s’étend des frontières de l’Arménie jusqu’au Turkénistan et l’Afganistan, avec des sommets de plus de 5000 m dont le célèbre Mont Damavand (à 5671 m tout de même). Il existe aussi une chaîne de montagne au Sud les Monts Zagros qui s’étend sur 1500 km et qui descend des frontières de l’Irak au nord jusqu’au golfe persique au sud.

C’est dans une toute petite partie de ce massif que je suis parti faire du ski de randonnée avec quelques clients triés sur le volet. A Chelguerd, petite bourgade de montagne à près de 2000 m d’altitude qui ne vit que l’élevage, du petit commerce et quelques touristes Iraniens qui viennent en hiver skier sur les deux téléskis du village à moins que ce ne soit pour distraire les habitants les longs mois d’hiver.  Ici pas de tourisme de masse, peu ou pas d’étranger.

 

Tout commence par Téhéran à 6 h du matin dès que notre avion débarque ses passagers. Les deux inséparables Iman Khomeini, le père de la révolution et Khamenei, le gardien trônent en grand dans le hall et ne nous quitteront plus. Ils sont partout, dans les rues des villes jusque dans le plus petit village, souvent associés aux martyres de la guerre Iran Irak qui dura de 1980 à 1988.

Il faut être patient, pas moins de quatre heures pour obtenir notre visa pour ensuite pouvoir circuler sans encombre à travers le pays. Puis, ce sont huit heures de route pour nous rendre à Chelguerd à 2000 m d’altitude au pied des montagnes encore fortement enneigées en cette fin de mars. Heureusement pour nous car nous sommes venus pour faire du ski de randonnée. Cette masse de neige nous laisse supposer que les hivers doivent être durs et qu'il doit être difficile de vivre pour les habitants avec leur maigre troupeau et les quelques réserves rentrées durant l’été.

Dès notre arrivée à Mohammad Abad (village d’une centaine d’âmes à dix kilomètres de Chelguerd), nous sentons de façon prégnante et sincère que nous sommes les bienvenus. Malgré le peu de moyens à leur disposition, nos hôtes aménagent dans une grande pièce unique quelques matelas jetés à même le sol et des couvertures, allument le poêle à gaz. Dorénavant, tout se passera ici. Nos cuisiniers Hadji et Mehdi s’organisent rapidement car toute la nourriture

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