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ITALIE - Ballade au Paradis

En ce début de mois de juin je suis au paradis, et pourtant je n’ai pas quitté le monde des vivants, mais où suis-je donc ? Au Grand Paradis, pardi !

 

Et pour être plus précis dans le parc national du Grand Paradis dénommé ainsi car il inclus dans son périmètre le sommet le plus haut des alpes italiennes, le Gran Paradiso (ou Grand Paradis en français) qui culmine à 4061 m.  

Le parc national fut tout d’abord une réserve royale créée par le roi Victor-Emmanuel II en 1856 pour protéger le bouquetin alors en voie d’extinction (la menace de perte de biodiversité ne date pas d’aujourd’hui !). Il deviendra un parc national en 1922 et sera étendu par la création en 1963 de son alter ego en France, le parc national de la Vanoise portant ainsi la superficie totale de l’ensemble de 703 km² (Parc du grand Paradis seul) à 1238 km² (le parc de la Vanoise couvrant une superficie de 535 km²), les deux parcs étant jumelés en 1972.  

1238 Km² protégés de part et d’autre de la frontière franco-italienne :pour la faune et la flore, c’est l’opportunité de prospérer à l’abri des menaces de déforestation, de chasse intensive etc … Et donc, la possibilité offerte à tous ceux qui voudront bien venir dans ces alpes préservées d’avoir une proximité avec la faune et la possibilité de trouver des plantes rares dans leur milieu naturel.

Le parc national du Grand Paradis est bien fourni en faune. On pourra y croiser, non seulement les bouquetins mais également les chamois, des marmottes, des renards, des écureuils noirs, mais également (bien que plus rares et beaucoup plus difficile à observer) des tétras lyre et autres lagopèdes, des hermines, des lièvres variables, etc...

Ce matin, je n’ai pas trop le courage de faire une grosse ascension après le voyage de la veille depuis Paris et je préfère m’enfoncer vers le fond de la vallée en espérant que les chamois seront restés dans le bas des flancs des montagnes environnantes, 1700m tout de même. Il faut dire que quelques jours avant mon arrivée il y a eu une grosse chute de neige, et même si celle-ci à quasiment disparue depuis, je suis convaincu qu’elle a fait redescendre les animaux vers la vallée.

Après une petite heure de marche sous un ciel couvert, je repère une petite harde de chamois mâle sur un flanc de montagne, ils ne sont pas trop loin. Ma seule crainte sera de les déranger durant mon approche car je serais à découvert pendant une bonne centaine de mètres. En fait il n’en sera rien, les individus rencontrés sont finalement assez peu farouches et me laisse m’installer non loin d’eux, me permettant de réaliser mes premières photos bien que la lumière soit aux abonnés absents. La harde se repose, puis bouge une fois à gauche, une fois à droite, si bien que je verrais tout mon beau monde me passer devant à deux