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JAPON - La faune de L'île d'Hokkaïdo

J’ai eu l’opportunité de retourner au japon et plus précisément sur l’île d’Hokkaido. L’hiver c’est grand froid sur l’île la plus septentrionale de l’archipel nippon, la neige la recouvre entièrement et les températures, toujours négatives, atteignent régulièrement les – 10/ – 15°C ; si le vent s’en mêle l’impression de froid peu s’avérer importante.

Il est donc important d’avoir un équipement conséquent pour pouvoir résister aux conditions climatiques, surtout, lorsque comme moi on passe ses journées dehors à l’affût pour réaliser des photographies de la faune de l’île.

Après un voyage sans histoire, j’arrive sur un lieu où l’on peut observer assez facilement un nombre important d’aigles (Pygargue à queue blanche, aigle de Steller), les milans noirs étant également omniprésents.  La grande majorité des aigles est en hivernage sur Hokkaido, ils viennent principalement de Russie, de la Sibérie et des îles Sakhaline. Il s’agit d’un lac gelé recouvert de neige sur lequel des pêcheurs pratique une pêche traditionnelle. Celle-ci consiste à faire un ou plusieurs trous dans la glace et de tendre un filet sous celle-ci. La remontée des filets et le tri des poissons mettent les aigles en émois, la nourriture se faisant rare en hiver, les poissons laissés sur la glace constituent un met de choix.

Mais ne vous y trompez pas, les aigles sont extrêmement farouches, et ce n’est parce qu’ils auront une nourriture à portée qu’ils viendront ; il est nécessaire de respecter une distance minimale (distance de confort) afin de pouvoir les observer sans dérangement.

La compétition fait rage entre les animaux, chacun voulant sa part du butin, et cela génère parfois de jolies bagarres entre eux, rien de bien méchant, mais des manoeuvres d’intimidation bien marquées, coups de bec et de serres à l’appui.

A certaines places, des restes de poissons sont également déposés sur la glace, cela permet de contribuer à la survie hivernale de cette population éminemment fragile. L’aigle de Steller est classé Vulnérable sur la liste de l’UICN, le pygargue à queue blanche est quant à lui classé Peu concerné, ceci du à sa répartition plus large dans tout l’hémisphère nord.

Mais il n’y a pas que les aigles dans cette partie de l’île d’Hokkaido, on peut également y croiser une faune, certes moins exceptionnelle, mais tout aussi intéressante. J’ai nommé les renards roux et les cerfs Sika. Les renards d’Hokkaido sont un peu plus petits que celui que nous pouvons rencontrer en Europe. Aisément repérable en hiver de part les traces qu’il laisse en déambulant sur les champs de neige à la recherche de sa nourriture, on peut le rencontrer au détour d’une route ou d’un chemin. Plus ou moins farouche suivant les individus, il peut détaler ou bien rester là hésitant entre fuite et curiosité.  

Les cerfs Sika quant à eux évoluent en hardes plus ou moins nombreuses durant l’hiver. Si les groupes de femelles sont facilement observables, les mâles le sont plus difficilement même si l’absence de feuillage sur les bosquets et les arbres me facilite la tâche. Si en été ce petit cerf ressemble à s’y méprendre avec un daim de part sa robe tachetée de blanc, en hiver son pelage épaissi et devient uniforme.  Une vision exceptionnelle toutefois, une harde composée exclusivement de mâle traversera un lac gelé à grande distance, heureusement, j’avais avec moi une longue focale permettant quelques prise de vue de cette traversée.

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