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NOUVELLE ZÉLANDE - En terres maories

Nouvelle Zélande, « Aotearoa » de son nom maori (la terre du grand nuage blanc), signifiait pour nous terre de contrastes, là ou le soleil se lève en premier et où le ciel peut prendre une multitude de teintes en quelques minutes. Là où vivent 8 millions de moutons pour 4 millions d’habitants, là où notre curiosité s’aiguisait à vouloir découvrir l’ile du Nord, à aller mettre un pied au cœur des volcans encore actifs.

De Whakapapa, centre du parc national du Tongariro, à Rotorua, la terre est habitée par une activité volcanique intense, investie par les croyances et la culture maorie.

Après une découverte à pied du mont Ngaruhoe et du mont Tongariro pendant 4 jours, nous partons pour Rotorua.

Au cœur de la réserve thermale naturelle de Whakarewarewa, on trouve d’anciens villages traditionnels maoris toujours habités et ouverts aujourd’hui à la visite. Installés sur ce territoire qui offre une activité géothermique très forte, les maoris utilisent la chaleur de la terre, la vapeur d’eau et les bienfaits de la boue pour leur vie quotidienne.

La terre vit ici littéralement sous nos pieds. Au détour d’une ruelle, on entend le bouillonnement de bassines naturelles où l’eau jaillit continuellement à 98°C. Au loin, le geyser de Pohutu laisse échapper un crachin tiède porté par le vent. Au centre du village, on trouve des « bains d’huile », espaces aménagés dans des sources chaudes dotées de minéraux réputés pour soigner les rhumatismes et les douleurs dorsales. La « cuisine » collective, entre deux maisons, permet aux habitants de faire cuire toutes leurs préparations dans cette piscine sans fond, ou dans des cavités creusées dans le sol, fermées par des boites en bois hermétiques. Ils proposent de déguster le « hangi », un plat traditionnel de viandes cuites dans ces box à vapeur. Les bienfaits de cette eau et de la boue sont également utilisés pour fabriquer des cométiques ou confectionner des vêtements et pagnes en les trempant dans les bassins afin de consolider les fibres végétales.

On entend de la musique au loin. Les locaux proposent de nous faire découvrir quelques danses et chants traditionnels maoris. On assiste à un « kapa haka ». C’est une représentation de plusieurs chansons et danses maoris dont le « whakaeke » (chanson d'entrée en scène), le « Poi » (jeux synchronisés de balle attachée à une corde), et le célèbre « haka ». La danse « Pois », interprétée uniquement par les femmes, implique l'usage de balles attachées à des cordes. Les danseuses balancent et font tourner les balles en rythme tout en chantant une « waiata poi » accompagnées d'une guitare. On peut admirer leur dextérité et leur coordination. Le son des pois qui frappent les mains fait partie de la musique.

Le bien connu « haka » interprété par les hommes fait ensuite son entrée. Rendu célèbre par l’équipe des « All Black », qui l’interprète au début de chaque match de rugby, le haka est une danse guerrière traditionnelle d’origine polynésienne. Les roulements des yeux, les claques sur les cuisses et les langues sorties ne sont pas seulement une démonstration de puissance visant à impressionner l'adversaire. C'est un moyen d’affirmer le « mana » de sa communauté, sa force intérieure, sa cohésion et son rayonnement. Il exprime sa capacité à convaincre et à partager.

C’est encore la tête un peu dans les vapeurs de souffre et les oreilles envoûtés par les accents polynésiens des chants maoris, que l’on quitte Rotorua le regard embué et le cœur réchauffé. « Kia Ora ! » (« A bientôt ! » en Maori)