> Accueil

NOUVELLE ZELANDE - Wai o Tapu

Wai o Tapu, le cœur de la Nouvelle Zélande

Le cœur de la Nouvelle Zélande bat encore chaque jour et le parc de Wai o Tapu en est son artère principale.  Un parc comme on en trouve nulle part ailleurs, un parc où l’attraction principale n’est animée que par les facéties de la terre. Le parc est né du déchirement de la croute terrestre laissant apparaître en un secteur condensé les majeures manifestations thermales de la planète.

Impossible de débuter la visite du parc sans aller voir d’abord le réveil de Lady Knox, un geyser qui entre en éruption chaque matin à 10h15 précisément. La cause de cette éruption est relative à deux chambres souterraines d’eau de températures différentes (150 et 90 degrés) qui communiquent, entrent sous pression de vapeur d’eau avant de jaillir pour soulager cette pression pendant près d’une heure à plus de 20 mètres de haut.

Une fois les yeux grands ouverts sur ce magnifique spectacle naturel, vous les gardez ainsi, durant toute la visite. En entrant dans le sein du parc, une ambiance lunaire et une atmosphère surnaturelle se créent autour de vous : les forêts fument, les rivières bouillonnent et la terre sous vos pieds se met à chauffer. Les cratères formés en surface par l’effondrement de la croute terrestre laissent apparaître devant vous des bains de pétroles en ébullition, des piscines de boues chaudes et des bains d’arsenic.

Véritable patchwork de couleurs et d’odeurs venues des profondeurs, cette palette chromatique vous livrera les mélanges de couleurs les plus incroyables que la terre puisse vous procurer. Du rouge pour l’oxyde de fer, du jaune pour le souffre, du orange pour l’antimoine, du violet pour le manganèse, du blanc pour la silice.

Face à la « Champagne Pool », on réalise l’immensité du site et la démesure des phénomènes géothermiques dont nous sommes témoins. Un bain de plus de 60 m de diamètre, calme en apparence, n’est en fait que la sortie d’une cheminée d’eau de plus de 350 m de profondeur. L’eau, à sa base, provient d’une nappe phréatique en contact avec le magma (lequel circule dans le sous-sol) et qui s’échappe par ce canal vertical.         

En se dirigeant depuis la champagne pool jusqu’aux « terrasses », on peut alors admirer une formation géologique de toute beauté : une chape de nacre et d’opale qui descend en escaliers. Ces terrasses sont le résultat de l’évaporation progressif durant des milliers d’années d’une eau chargée en silice et qui s’est figée sous l’action du soleil. Un travail de fourmi à la fragilité encore perceptible.

Jules Vernes voulait faire un voyage au centre de la terre pour en découvrir ses richesses.
Peut-être ne savait-il pas qu’en Nouvelle Zélande, le centre de la terre venait à nous …