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Que sont-ils devenus ? Céline / Etienne

 
Episode 1 - En ce début d'année, nous vous proposons de découvrir ce que sont devenus nos globe-Schöffel depuis leur retour.

Pour certains, la fin du voyage n'est pas si lointaine. Pour d'autres, la page "Tour du Monde" est bien tournée. Mais, nos ex-voyageurs ont sympathiquement répondu présents et se sont prêtés au jeu de la mini-interview que nous leur avions proposée. Vous retrouverez donc, dans les semaines à venir, plusieurs articles et pourrez avoir des nouvelles de chacun d'eux... En commençant par :

Céline & Etienne (les Roucouldoux)

 

http://schoeffelenvoyage.com/sites/default/files/PHOTOS/ACTUS/Celine_Etienne_Schoeffelenvoyage_apres-voyage.jpg1.   Alors, depuis juin 2014, que devenez-vous ?

Voilà plus de 6 mois que nous sommes revenus à la vie parisienne (retour le 23 juin 2014), et avec le recul, nous avons l'impression que le voyage est bien loin. J'ai (Céline) repris mon travail une semaine après notre arrivée (pas le temps de gamberger) et Etienne, qui n'avait pas eu droit au congé sabbatique, a eu tout le loisir de classer les photos, faire la vidéo de fin de tour du monde... et chercher un nouvel emploi.

2.  Comment s’est passé votre retour ? Avez-vous eu des difficultés particulières pour reprendre un rythme de vie moins nomade ?

Le retour s'est passé correctement, avec de bons et de mauvais côtés. En fait, nous y avons beaucoup pensé et avons essayé de nous y préparer petit à petit pendant le voyage. Régulièrement, nous nous demandions "qu'est-ce qu'on va faire en rentrant ? est-ce qu'on change de vie ? est-ce que le voyage va nous changer ?". Nous avions sous-loué notre appartement pour la durée de notre voyage, et avons donc sans difficulté réintégré nos pénates comme si de rien n'était. Il faut avouer que retrouver notre nit douillet, après un an à devoir se demander chaque soir où l'on va dormir et s'inquiéter sur la propreté des draps, a plutôt été un bon point.

Quoi qu'on en dise, les habitudes et les réflexes d'avant reviennent très vite, peut-être parce qu'on a justement appris à s'adapter à tout pendant un an de voyage. Le retour à la vie sédentaire n'a donc pas été si terrible. Et puis, il y a aussi des aspects plaisants au retour : revoir nos proches, discuter avec les amis, retourner dans des lieux qui nous étaient chers...

Ce qui nous a peut-être le plus dérouté fut justement d'avoir du mal à expliquer à nos proches restés en France ce que nous avons vécu. Difficile de résumer un an passé sur la route à quelques phrases inévitablement banales et trop réductrices. On doit aussi accepter que pendant notre absence, nos proches ont aussi avancé, différemment, et qu'il est nécessaire de parler d'autre chose que de ce qui, finalement, ne restera à leurs yeux qu'une parenthèse ou des vacances quand pour nous, il s'agit d'une expérience humaine profonde. Heureusement, nous avons aussi retrouvé d'autres voyageurs croisés en chemin, avec qui nous pouvons parler des heures de notre voyage sans jamais nous lasser.

Pour moi, la reprise du travail s'est faite finalement en douceur car étant revenue en juillet-août, il y avait peu d'activité. En revanche, j'ai eu du mal à rester en place derrière un bureau, tant mon corps avait été habitué à vadrouiller tous les jours. Etienne a eu plus de difficultés que moi à se refaire à la vie parisienne. Contrairement à moi, il n'avait rien qui l'attendait à son retour : pas de job donc pas de dead-line. Le voyage aurait pu continuer encore 3 mois, cela ne l'aurait pas du tout dérangé, au contraire... D'autre part, il revenait à une période peu propice pour la recherche d'emploi. Celui lui a donc laissé pas mal de temps pour réfléchir à ce qu'il voulait faire. Retourner dans le même métier en finances ou justement changer de voie et exercer un métier plus "nomade", laissant plus de part à la créativité qu'il s'était découverte en voyage ?

3.   C’est une citation bien connue de tous les voyageurs « On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait», Nicolas Bouvier. En quoi votre voyage vous a-t-il changé ?

Je ne dirai pas que le voyage nous a fondamentalement changé. C'est ce qu'on aime à penser à son retour en se disant qu'on changera complètement de vie, que plus rien ne sera comme avant, mais dans le fond, ce n'est pas vrai. Une année de voyage est peut être trop courte pour tout changer. Je dirai plutôt pour reprendre un autre dicton qu'au retour, "le naturel revient au grand galop" et avec lui, les bonnes résolutions (être moins matérialiste, moins gaspiller, moins se plaindre...) partent vie en fumée. Notre année de voyage n'a pas transformé notre personnalité, mais nous a aidé à savoir davantage ce que l'on voulait et ne voulait pas, bref tout simplement à prendre le temps de s'écouter. Nous rêvions par exemple tous les deux de vivre un jour à l'étranger : le voyage a affermi ce désir profond et nous a donné la force et le courage de croire en nos rêves. Nous avons donc gagné en assurance, et appris à ne plus procrastiner.

L'année de voyage, puisque nous avons eu la chance de la partager en couple, nous a surtout apporté de nouveaux souvenirs et a renforcé notre histoire. Les galères, il n'y a pas mieux pour faire (ou défaire) un couple !

4.   L’envie de bouger vous tenaille-t-elle toujours ? Avez-vous de nouveaux projets de voyage ?

S'il y a une certitude, c'est bien que la soif de voyager ne s'arrête pas après un an de tour du monde. Bien au contraire, on rêve tous les jours de repartir. D'autant que la sensation frustrante de ne jamais avoir eu assez de temps, de ne pas avoir plus "vécu", reste toujours présente, même en partant longtemps. Alors on se met à rêver sur nos prochains voyages : la liste des pays ne fait que s'allonger, mais l'on réfléchit aussi aux modes de transport. Pourquoi pas un tour du monde dans 5, 10 ans, mais en camping-car, ou en moto ?

5.   De quoi sera fait 2015 pour vous ?

Comme je le disais plus haut, notre envie de vivre ailleurs a sans doute été l'idée qui nous a permis d'envisager le retour de façon positive. Le passage à Paris n'est donc qu'une étape et nous essayons désormais de nous expatrier en Asie. Nous espérions que 2015 sera l'année de notre installation de l'autre côté du globe, qui sait à Singapour, Hong-Kong, ou Bangkok ? En tout cas, nous nous en donnons les moyens !