> Accueil

Que sont-ils devenus ? Sarah et Manu

Episode 8 - Des nouvelles de nos ex globe-Schöffel depuis leur retour.
Pour certains, la fin du voyage n'est pas si lointaine. Pour d'autres, la page "Tour du Monde" est bien tournée. Mais, nos ex-voyageurs ont sympathiquement répondu présents et se sont prêtés au jeu de la mini-interview que nous leur avions proposée. Vous retrouverez donc, dans les semaines à venir, plusieurs articles et pourrez avoir des nouvelles de chacun d'eux... En continuant par :

Sarah et Manu

1.  Alors, depuis décembre 2013,  que devenez-vous ?

Nous sommes revenus juste avant Noël et nous avions quinze jours, et pas un de plus, pour être à nouveau opérationnels puisque Manu reprenait son emploi le premier janvier 2014. En période de fêtes, nous étions occupés à chercher un logement, réunir nos affaires, récupérer des meubles.. Bref, c’était un vrai retour sur terre. Manu a repris son poste de journaliste à Grenoble tandis que Sarah s’est lancée en tant que journaliste indépendante après plusieurs mois de recherche d’emploi. Au printemps, elle avait déjà de solides collaborations et ce mode de fonctionnement lui convient très bien.

Durant l’été, nous avons eu envie de retourner en Asie et nous nous sommes envolés pour trois semaines au Sri Lanka, encore une fois, un voyage magique.

 

2.  Comment s’est passé votre retour ? Avez-vous eu des difficultés particulières pour reprendre un rythme de vie moins nomade ?

Nous avons eu deux manières assez différentes de gérer le retour. Manu a été replongé immédiatement dans le bain du travail et a été très occupé, il n’a pas eu trop le temps de se poser de questions et le retour, dans un premier temps, n’a pas eu vraiment d’effet pour lui. C’est plutôt après le retour du Sri Lanka qu’il a réalisé la profonde différence entre le mode de vie de 2013 et celui de 2014. Il a eu un petit coup de mou à l’automne, probablement dû au retour d’une certaine routine. Pour Sarah, c’est plutôt les premiers mois qui étaient difficiles, notamment en terme de recherche d’emploi. Pas facile d’arriver en France et de se refaire une place ! Mais peu à peu, elle a trouvé son équilibre et depuis, tout baigne !

 

3.  C’est une citation bien connue de tous les voyageurs : « On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait», Nicolas Bouvier. En quoi votre voyage vous a-t-il changé ?

C’est encore un peu tôt pour le dire, même après un an de retour en France, mais nous pensons que une telle année de césure permet, au retour au bercail, de mieux relativiser les choses, au regard de toutes les histoires entendues, des gens croisés. Je crois aussi que l’on s’autorise plus de dire nos envies, de croire que les choses sont possibles. Sarah, personnellement, a l’impression qu’elle arrive mieux à dire ce qu’elle veut, et donc à savoir ce qu’elle veut. Et ça, c’est plutôt bien !

 

4.  L’envie de bouger vous tenaille-t-elle toujours ? Avez-vous de nouveaux projets de voyage ?

Oui, sans hésiter ! Sarah, comme elle travaille en freelance, a pu faire des petites escapades en Europe, et c’est un vrai luxe. Elle est allée en Angleterre, en Ecosse, en Allemagne, au Maroc.

Manu trépigne, pendant ce temps, et voudrait s’échapper de son bureau. Nous n’avons pas de projets bien définis mais nous aimerions bien revivre une aventure à l’étranger ! Pas forcément sous forme d’un tour du monde, mais pourquoi ne pas envisager l’expatriation ?

 

5.  De quoi sera fait 2015 pour vous ?

Difficile à dire… Pour l’instant, nous avons passé pas mal de temps à travailler, sans forcément voir très loin. Espérons que nous pourrons encore nous échapper un petit peu et bâtir de nouveaux projets. En attendant, nous continuons à nous intéresser à la sphère voyage en France, nous programmons des petits week-ends ici ou là, nous faisons vivre notre petit blog Longs Courriers et nous continuons à suivre des voyageurs tout autour de la planète. C’est aussi ça le voyage : sur les réseaux sociaux, dans la rue, chez Schöffel, on rencontre des gens bien, et même quand on est rentrés, on les suit et du coup, on a l’impression d’être un peu ailleurs.