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RUSSIE - Le lac Baïkal et l'île d'Olkhone

Voyage en transsibérien avec Marion Martineau et Virgile Charlot : épisode 2

Lancés dans une aventure nous conduisant en Chine depuis la France par le recours aux seuls moyens de transports terrestres, nous attendions l’entrée en gare d’Irkoutsk avec une impatience explosive. Lorsque le machiniste tira le sifflet de sa locomotive, nous savions que le Baïkal serait bientôt sous nos yeux.

Il y a des lieux dont on sait qu’ils sont dans le cœur pour toujours. Le Baïkal, celui qui se fait appelé la Perle de Sibérie par de modestes voyageurs ou les Galápagos de la Russie par les spécialistes, est l’un de ces trésors improbables, légendaires, l’un des plus beaux joyaux offert au monde par la tectonique. Les uns aiment parler de ses dimensions gigantesques et des montagnes qui l’enserrent, les autres de la pureté de son eau et des trésors endémiques qu’il abrite. Liquide ou gelé, le lac ne laisse personne indifférent.

C’est sur l’île d’Olkhone que nous avons décidés de rencontrer le lac, couché de part et d’autre d’un vaste territoire de plus de 700 kilomètres carrés culminant à 1274 mètres. Couverte de forêt de pins et de mélèzes sur l’est, la partie ouest de l’île est une steppe jaunâtre dirigée en pente douce vers de larges criques couvertes de gros cailloux ronds.

Pour mieux nous imprégner de l’ambiance du lac et de l’île où les Bouriates et Kourikanes vivaient autrefois de la pêche et de l’élevage, nous avons marché jusqu’au cap Khoboï, son extrémité nord, coupant la steppe vers notre objectif et campant sur des plages immaculées.  
L’île s’y prolonge en une longue dent de hauts rochers couverts de lichens orangés. La vue sur les eaux y est époustouflante.

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