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THAILANDE - Temples du royaume de Siam

Après notre épopée laotienne, nous retrouvons de nouveau la Thaïlande. Pays du sourire, de la gastronomie mais également des temples. ll y en a d’ailleurs un tel nombre que nos yeux ont parfois demandé grâce, même si ceux-ci s’élèvent majestueusement dans le ciel, leurs toits de pierre rouge et or miroitant de mille et une façons.

 

Il est toutefois deux villes que nous n’aurions manqué pour rien au monde car celles-ci représentent les fondements culturels et religieux du pays, qui plus est classés au patrimoine mondial de l’Unesco.
Ces villes, ce sont Sukhotaï et Ayuthaya, tour à tour capitales d’un royaume baptisé jadis : Siam.

Si aujourd’hui, les villes nouvelles se sont construites sur les anciennes, Sukhotaï et Ayuthaya ont su préserver leurs richesses au sein de parcs verdoyants. Notre bon vieux camion Hachille, du haut de ses quarante ans, a ainsi cotôyé des bouddhas dont certains datent du XIIe siècle et peuvent nous faire sentir tout petits ! Surtout quand il mesure quinze mètres de haut, comme c’est le cas au wat Si Chum !

A Sukhotaï, enchaînant les virages, les petites lignes droites ou simplement garé au bord des étangs, Hachille nous a patiemment attendu et ce malgré un soleil de plomb.
La vieille ville de Sukhotaï, dont le nom signifie “l’aube du bonheur”, abrite 45 km² de vestiges historiques parmi les plus visités de Thaïlande.

Des ruines, il y en a mais il est facile, grâce à un énorme travail de restauration (par exemple au wat Mahathat), d’observer les récurrents boutons de lotus, symbole du bouddhisme depuis la nuit des temps. Capable de pousser dans les pires marécages comme dans les plus beaux lacs, le lotus indique ainsi le passage de l’ignorance à l’illumination.

 
 
Sukhotaï est également, en qualité de première capitale, l’ancien centre spirituel et administratif du pays. Son architecture est principalement marquée par le style khmer. Les tours en épi de maïs en sont d’ailleurs l’une des principales caractéristiques. Il faut dire que l’empire khmer s’y est installé auparavant. Une route reliait par exemple Sieam Reap (Cambodge) à Sukhotai, soit plus de mille kilomètres.
 
 
Comment ne pas être conquis par ces cités quand on apprend leur histoire, quand nos esprits imaginent la puissance des empires d’alors, sans oublier d’évoquer l’atmosphère à la fois sereine et emplie de mystères qui se respire à chaque coin... Nous passerons trois jours à Sukhotaï.
Idem pour Ayuthaya, quatre cents kilomètres plus au sud et à moins d’une heure de route de l’actuelle capitale, Bangkok.
 
 
Ayuthaya devient ainsi capitale du royaume de Siam et ce en 1438. Nous nous garons dans l’enceinte du parc historique. Nous optons cette fois pour une découverte des temples à vélo. Mélange de style khmer et cinghalais, nous retrouvons des fondations en brique, des bouddhas en position de méditation, et quantité de sculptures, comme des lions, des coqs ou des éléphants, symboles de puissance.
 
 
Les chedis (tours centrales) et vihaans (pièces centrales dans le monastère) n’ont de cesse de nous éblouir. Nous pédalons des heures durant au milieu d’une nature luxuriante, de frangipaniers au parfum entêtant, du silence des ruines que seul le chant des oiseaux vient perturber. Et nous regardons, presque avec méditation, ce que fut le coeur d’un empire faste et glorieux, vénéré par les thaïlandais et admiré par de simples touristes que nous sommes !