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*** TOGO - Le pagne traditionnel togolais

L'artisanat, les traditions et la culture sont omniprésents au Togo, mais l'art qui a pour le moins attiré notre attention est celui de la confection des pagnes traditionels.
L'art du tissage remonte en des temps ancestraux. Aujourd'hui, le nombre de tisserants a énormément baissé
Mais Asshaoun et sa région sont réputées pour cette activité. Il n'est pas rare d'en croiser dans les cours des maisons, au détour des rues, dans les villages.
 
 
Dès leur plus jeune âge, les enfants s'essayent au tissage, c'est une de leur activité préfèrée durant les vacances. Ainsi, plus tard, ils viendront prendre la place de leur(e)s ainé(e)s, l'apprentissage se faisant sur le fil ! Les métiers à tisser (de fabrication rudimentaire mais incroyablement ingénieuse) jonchent les places des villages, les cours intérieures et tout espace d'une dimension suffisante pour accueillir ces machines d'un autre temps.
 
Nous avons été impressionnés par la minutie et la dextérité dont peuvent faire preuve des enfants de six ans.
Ici nous pouvons observer un enfant tissant ce qui pourra être un bracelet.
 
 
Leur créativté fait naitre des bandes de tissus aux couleurs improbables et aux motifs des plus simples aux plus complexes.... C'est un véritable jeu de patience auquel se livrent ces artistes car la création d'une bande nécéssite deux heures de travail et un pagne compte plus de dix bandes. 
 
 
Autrefois, ces pagnes étaients réservés aux chefs de villages. Aujourd'hui, chacun peut s'en vêtir mais ils sont essentiellement arborés lors de grandes occasions. Il existe des modèles pour les femmes, pour les hommes ou encore pour les enfants. A la convenance du consommateur, celui-ci peut commander le même tissu mais pour confectionner une chemise par exemple. Les dessins et les couleurs n'ont pas de signification particulière mais plus les motifs sont compliqués à réaliser, plus le pagne aura de valeur.
Une bande est vendue pour 2000 Francs CFA à un couturier qui les assemblera. 
Nous voici en compagnie de nos tisserands d'Attitékopé qui nous ont si bien renseigné et nous ont même mis au travail afin que nous puissions nous rendre compte de la difficulté que représente cette activité. 
 
 
Leur gestuelle nécéssite une parfaite synchronisation des pieds des mains et de l'esprit, car chaque mouvement influence le dessin, les reliefs, la forme de la bande. 
 
Les femmes ont un métier à tisser qui leur est bien plus adapté, car elles n'utilisent que leurs mains. Ce métier est plus gros et nécéssite un abri "en dur" autrement, les créations seraient à la merci des intempéries. Le système de croisements de fils est tout aussi ingénieux et minutieux que sur les petits métiers a tisser. Elles peuvent travailler des bandes bien plus larges et confectionner un pagne leur demandera deux jours de travail (temps nécéssaire à la réalisation de deux bandes).
 
 
Un pagne tel que celui que Pascaline a revêtu est vendu pour environ 90 000 francs CFA soit environ 140€.
 
 
En conclusion, à peine sortis de l'école ou dès que l'heure des vacances a sonné, les jeunes habitants de Assahoun se rendent à leur domicile et s'assoient sur les genoux de ces machines en bois pour commencer à tisser au son des chocs de bouts de bois et au rythme de leur créativité. On pourrait rester des heures entières à les regarder croiser des fils d'une couleur ou d'une autre pour finalement faire naître un motif des plus soigné.
 
C'est un art ancien qui mérite d'être découvert !
 

Nos vêtements testés :

Femme : BONEY - AMELIE
Homme : WILNO - JAAFAR