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TURQUIE - Le mont Ararat


A la recherche de l'Arche de Noé.
Il est des montagnes qui nous sont familières, des montagnes qui appartiennent à notre imaginaire collectif.
Peut être ces montagnes participent-elles ou ont-elles participé à notre destin, notre devenir de montagnards, d’alpinistes ?

Le Cervin est l’une d’elles. De nombreuses publicités, films, affiches... utilisent son image, sa forme, pour en faire l’archétype de la montagne.
Le Fuji Yama, au Japon, représenté par les peintres, aquarellistes et poètes depuis toujours en est une autre.
L’Annapurna – le 1er 8000 jamais gravi, avec des images fixées dans la mémoire collective, telle celle de Terray sur la passerelle de l’avion portant Lachenal dans ses bras, participe à construire le mythe.

Et puis l’Ararat !
Cette montagne biblique où se serait échoué l’arche de Noé et où la création aurait échappé au déluge.
J’ai fait connaissance de l’Ararat, enfant sur les bancs du catéchisme ; pensez donc, une montagne aussi célèbre que cela !
Je l’ai découverte quelques années plus tard, lors de mes voyages au Moyen Orient et dans l’est de la Turquie.
Chaque fois, c’était la même magie. Une montagne haute et puissante, un cône régulier qui surgit des hauts plateaux et domine de sa masse et de sa hauteur – plus de 3000 mètres au dessus des terres – toute cette région de la Turquie, aux frontières de l’Iran et de l’Arménie.

Mais aujourd’hui, 20 avril 2008, tout est différent. La montagne est bien là, devant nos yeux, toute proche et nos skis sont posés devant l’hôtel. Dans quelques heures, nous allons rejoindre le pied du volcan pour nous élever sur ses pentes.
Mais l’Ararat, montagne mythique s’il en est, fait partie de ces sommets qui se méritent !
L’aventure a commencé il y a plusieurs mois déjà. Il nous a fallu remplir des demandes d’autorisation en plusieurs et fastidieux exemplaires puis envoyer tous ces documents à l’ambassade de Turquie.
Ce fut ensuite plusieurs mois d’attente avant d’obtenir l’accord du gouvernement de gravir LE sommet.
Mais nous devions encore nous présenter au consulat de Turquie à Lyon afin d’obtenir sur nos passeports le précieux permis d’ascension, moyennant une centaine d’euros.
Ces joyeuses et toujours agréables formalités étant achevées, nous pouvions enfin nous envoler – mi avril 2008 – vers la Turquie et l’est du pays à quelques 1700 kms d’Istanbul.


En arrivant à Van, nous retrouvons avec plaisir Yusuf notre guide et Yilmaz le cuisinier, avec qui nous étions dans le Taurus en 2007.
Le premier objectif de ce séjour était l’ascension du Suphan Dag, volcan de 4000 m. qui domine l’immense lac de Van.
Le départ skis aux pieds du village de Hamanteppe restera pour tous un grand moment. Les enfants, bientôt suivis par les hommes du village, viennent voir ces étrangers bizarres qui grimpent sur les montagnes.
C’est ainsi, dans la joie et les rires, que nous démarrons notre randonnée qui promet d’être longue !
A mesure